16 Septembre 2013 en Colombie à Cartagena, quartier Getsemani, 19h pétante !

vendredi, novembre 22, 2013 Posté par

L´air et chaud, une légère brise tout juste rafraichissante caresse mon visage, mon corps sue tout ce qu´il peut, 40 degrés la journée et 35 degrés le soir, le tout baignant dans une humidité écrasante, Bienvenue à Cartagena de la India.
Son centre-ville au passé colonial, à pendant des années été pris d´assaut par les attaques de pirates qui venaient piller les riches mécènes de l´époque qui y résidaient pour envoyer la marchandise en direction de l´Europe, les riches familles y résident encore.
En peu de temps, j´ai pu rencontrer des artistes, dans le quartier Getsemani. Le matin tôt sur la place du quartier nous répétons quelques thèmes de Poros (style musical de la région), avec un ami accordéoniste australo-colombien. Il est venu en Colombie dans l´intention d´apprendre l´accordéon diatonique dans le but de faire une fusion entre la musique colombienne, et la musique métal. Pourquoi pas !
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J´aime me poser là sur cette place, observer les locaux vivre, il fait tellement chaud le jour, que les habitants s´activent tôt, dès le lever du soleil. A 6h la ville s´éveille avec le chant des oiseaux et des coqs qui chantent. Les gens ont toujours le pas lent. Les premiers temps je trouvais les gens passifs et inactifs, ils me paraissaient même faignants, mais maintenant je comprends pourquoi. La chaleur dans cette région est étouffante, les gens adoptent ce rythme pour s´économiser, puis ils aiment prendre le temps de vivre.
Les Colombiens ici sont pour la plupart de descendance africaine, qui ont été amené d´afrique pendant l´époque coloniale afin d´exploiter les richesses de la terre américaine. Les gens ont le sang chaud, ils parlent fort, s´expriment avec les mains. On s´interpelle de loin en criant, on se chambre, on rit. Je les trouve très familier, je baigne dans une ambiance de quartier populaire, où tout le monde se connait, tout le monde s´embrasse, s´alpague. C´est intéressant à observer, généralement le matin je m´assoie sur la place pour boire un petit café tinto(café local à la couleur rouge) que j´achète aux vendeurs ambulants. C´est un réel spectacle que d´observer les gens! L´oeil est le premier outil du voyageur, je pense que c´est une sensibilité qu´il faut travaillé l´observation afin de pouvoir s´adapter correctement.
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Ce soir, je me trouve dans le vieux centre de la ville qui est entouré de rempart. Assis en terrasse d´un restaurant, je sirote tranquillement un jus de goyave, je suis absent, mon esprit est ailleurs, il s´évade, toutes mes pensées s´entrechoquent. Pour faire le point je décide de poser ces quelques mots sur mon carnet de route:
« Je traverse une période de doute, ça fait maintenant 10 jours que je tourne dans cette ville. Je me trouve actuellement dans une impasse car l´accès au Panama se révèle plus compliqué que prévu. La frontière est occupée par les farcs qui contrôlent la zone. Zone charnière et stratégique entre l’Amérique du sud et du nord. Trois solutions s´offrent donc à moi :
1- passer la frontière par avion
2-passer la frontière par la mer avec une petite embarcation
3- retourner sur mes pas pour voir ma copine au Chili (gros voyage en perspective).
Je me laisse le temps pour réfléchir ce n´est pas une solution à prendre à la légère. Passer au Panama me couterai au minimum 350 dollars par bateau, c´est néanmoins la solution la plus économique si on la compare avec l´avion qui coûte environ 450 dollars, mais qui comporte tout de même des risques non négligeable. Cartagena est le premier port de Colombie, la majorité de la drogue qui sort du pays ce fait par cette porte de sortie. Autrement vous dire que je suis assez refroidi à l´idée de prendre un éventuel risque. Je décide donc de mener ma petite enquête.
Les vendeurs de tours pour touristes à ma grande « surprise » m´affirment qu´il n´y aucun soucis, mais les locaux et les voyageurs qui connaissent évidement bien le problème me confient qu´il y a bel et bien des risques. Je n´ai pas l´habite de rebrousser chemins mais le jeu n´en vaut pas la chandelle.
Après avoir pesé le pour et le contre de cette situation embarassante, vous vous en doutez qu´en tant que bon voyageur et très mauvais marin je décide de retourner au Chili, l´amour l´emporte car lui au moins n´a pas de prix ! »

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Colombie

jeudi, septembre 12, 2013 Posté par

Direction le sud, la côte caraïbe de la Colombie m´attend. Je suis tout excité à l´idée d´y arrivé. Cette étape du voyage est importante pour moi. Elle représente la longue traversée de l’Amérique du sud par voie terrestre que j´ai entamée huit mois plus tôt.
Depuis maintenant une semaine je voyage avec Steph et Fred un couple de breton que j´ai rencontré dans la région de Santander, à San Gil exactement. Nous avons bien sympathisé et avons décidé de faire route ensemble. L´équipe marche bien, on rigole beaucoup pendant les longues heures de trajet.

Nous sommes jeudi 17 aout, âpres 6 h de bateaux et 7h de bus sans comptez les transferts nous arrivons enfin sur santa Marta, ville côtière de 450 000 habitants.
Nous passerons la nuit à Taganga, un village situé dans une superbe crique à 10 minutes en voiture de Taganga. Nous posons nos affaires à l´hôtel Divanga. Nous profitons de la piscine et des hamacs pour nous relaxer, lorsque j´aperçois en arrière-plan, en direction de la cuisine une tête connue. Il se trouve que c´est Sébastien un ami dans voyage rencontré quelques mois plus tôt en Bolivie, il est chef cuisinier dans l´hôtel où je réside. Je suis ravi de le recroiser et je suis définitivement convaincu que le monde est tout petit, le monde des voyageur encore plus. L´autre jour une amie me raconte quelle était dans un transport au Pérou, elle discute de son voyage avec un touriste Chilien, je ne sais par quel moyen ils en viennent à parler de moi mais il se trouve que tout deux me connaissaient.
Sachant que Sébastien est un très bon cuisinier, il m´avait parlé de ses expérience avant de partir sur les routes du monde entier, il avait travaillé pour le Baron de Rothschild dans sa demeure en Suisse où il lui préparait ses petits plat, autrement dit c´est un cuisinier de renommée.
Je lui fais donc part de mes intentions à manger de la Langouste. La langouste dans cette région est réputée pour être le plat du pauvre. Il est ravi est me dit qu´il se fera un plaisir à me la cuisiner ca lui changera des plats banals qu´il cuisine normalement dans ce restaurant. Il part sur le champ avec un de ses amis locaux chercher trois belles langoustes dans les nasses du port de Taganga.
L´idée a marinée depuis plusieurs jours dans nos têtes, le plat de langouste était comme la carotte pour nous motiver pendant les longues heures de trajet.
19h : nous sommes fin prêt pour l´orgasme culinaire! Nous rentrons de bonne heure à l´hôtel pour s´installer à table. Sébastien arrive avec les assiettes en main, l´assiette est bien dressée, les langoustes sentent la persillade récemment cuit, hum j´adore l´odeur de l´ail cuit! En accompagnement Sébastien nous a préparé une purée de légumes et pour donné de la légèreté une petite salade.
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Nous faisons la guerre aux langoustes, nous les dévorons férocement sur le champ de bataille. Ce qui se passe autour de nous, nous importe guère, tête baissée nous attaquons par tous les fronts nos victimes… ;)
L´orgasme culinaire est bien là, nous relevons enfin nos têtes pour partager notre enthousiasme. Nous sommes rassasiés ! Cette scène fut le début d´une longue série de crime de langouste sur la côte.

Fin des activités sur Taganga car la ville n´est pas sure je ne préfère pas m´attarder et faire cap vers le nord de la côte.
Je fais route aujourd´hui vers la réserve Tayrona située à deux heures de bus. La réserve Tayrona est l´une des plus belles réserves de Colombie. Très contrôlée sur l’apport des produits. On ne peut strictement rien rentrer à l´intérieur, la police contrôle minutieusement tous les sacs de touristes entrant dans le parc.
Nous avons deux heures de marche à pied pour rejoindre le camping, l´accès est difficile pour la majorité des gens, seul les gens en formes peuvent avoir le plaisir de profiter de cette belles réserves. J´apprécie car rien n´est fait pour faciliter l´accès. Rien de mieux pour préserver un lieu d´une telle beauté.
En marchant il faut faire silence pour pouvoir observer la faune qui nous entoure. J´aperçois des colonies de fourmis coupeuses de feuilles (Atta) qui se nourrissent, pour une part importante, d’un champignon symbiotique qui se développe uniquement dans leurs colonies. Elles récoltent continuellement des feuilles dans lesquelles elles découpent de petits morceaux qui servent à cultiver le champignon. Les castes de ces fourmis sont organisées autour de la découpe des feuilles et en fonction de la taille des morceaux dont elles sont chargées. La colonie ratisse tout sur son passage. Elles sont de la taille d´une de mes phalanges et sont dévastatrices, elles ratissent tout sur leur passage.
Des oiseaux de toute les couleurs nous survolent, des toucans, des piverts, des perruches, nous sommes bel et bien dans la forêt tropicale ! C´est après une marche de deux heures et demie que nous arrivons au camping Don Pedro ou nous passerons plusieurs nuits.
A un quart d´heure de marche se trouvent les premières plages, j´ai comme l´impression de me promener dans une carte postale, le sable blanc et fin caresse la plante de mes pieds la mer est d´un bleu turquoise, une digue à la sortie de la baie empêche aux vagues de rentrer ce qui permet aux visiteurs de se baigner en toute tranquillité. La rive est composée de rochers érodés en forme de boules qui n´agresse pas le regard, puis pour finir les palmiers semble vouloir se jeter dans l´eau. Il fait chaud, et c´est si peu dire. J´opterai pour un 40 degrés Celsius!
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Nous passons la nuit dans notre camping enfui dans la jungle, pour ceux qui n´aurait jamais passer une nuit dans la selva, c´est simple on se sent pas chez soi. La nuit les animaux se réveillent la nuit, l´activité est à son comble. Les singes hurleurs hurlent, les grillons langoustes de la taille de ma main nous survolent, on dirait des oiseaux, ils sont capables de voler sur plusieurs dizaines de mètres. Il y a aussi les coléoptères qui sifflent très fort, leurs sifflement et quasi électrique. Donc du coup pour dormir, il faut arriver à faire abstraction de tous ces bruits.
Après 4 jours de jungle, je remets le cap sur une plage dont on m´a parlé, un spot de surfeur nommé le Costeño Beach. Je fais du stop pour sortir de la réserve et sens faire exprès, j´arrête une voiture de la police, qui à ma grande surprise se propose aimablement de nous emmener jusqu´à la sortie de la réserve. Je quitte mes amis Fred et Steph qui repartent en direction de Cartagena. Je monte dans le premier bus qui passe et une heure plus tard je me retrouve à Costeño Beach.
Le Costeño est un hôtel fondé il y a à peu près 3 ans par 2 frères canadiens. Situé sur un spot de surf, il attire tous les surfeurs du monde, australiens, américains, européens, latins se tirent la bourre sur ce spot de surf dans une ambiance très bonne enfant. Les gérants ont su créer un lieu respectant la nature, un petit format simple, abordable pour tous, où les voyageurs se retrouvent, échangent, conversent, rient, c´est un vrai havre de paix. Propice au repos, les plus studieux lient dans les hamacs, se balancent en regardant la mer. D´autre jouent au Beach volley.
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Le soir nous nous cuisinons du poisson au barbecue, une petite recette que j´apprécie et le pargo (poisson de la côte) farcit d´oignon, tomates assaisonné dans de l´huile d´olive avec une petite persillade cuisinée à l´étouffé dans des feuilles de bananes. Un délice pour les papilles, oui je sais j´adore manger (je dis toujours que la cuisine c´est comme le voyage : on le prépare on l´imagine, on le vit, on le savoure, et on le déguste, puis on le digère après coup) nous faisons des envieux dans l´hôtel ! Haha j´adore !
Je viens de rencontrer deux DJs qui séjournent comme moi dans l´hôtel. L´un est allemand : Simon, et l´autre est anglais ; Tom. Ils voyagent avec leurs matos, ensemble nous décidons d´animer la soirée de samedi soir sur la plage. Les gérants démarrent un énorme feu de joie et en avant la musique, nous créons une belle alchimie, il faut dire que le spot si prête. Les gens dansent sur la plage au rythme de la musique, on s’éclate. La soirée est un succès, les gens sont ravis.
Ayant bien sympathisé avec les amis Djs nous décidons de former une équipe pour aller découvrir l´extrême nord de la Colombie.
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La région de la Guarija est une région désertique difficile d´accès, où peut de touristes se rendent, car pour accéder au point le plus au nord, il ne faut pas moins de 10 h de jeep sur sentiers. L´expédition s´annonce bien sportive!
Nous démarrons le road trip en prenant une jeep, premier contact avec les wayuus (peuple indigène de la Guajira) certains ne parle pas espagnol, en voiture nous nous enfonçons dans le désert, seul le cactus poussent dans cette région, je suis surpris de voir des maisons de fortunes dans ce désert qui me parait et qui dois être très hostile. Les wayuus vivent essentiellement de pêches, et de l´élevage de chèvres. La région est très pauvre, nous avons l´impression d´être en Afrique.
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La jeep qui nous transporte fais aussi office de coursier pour les habitants de la région, l´accès étant très difficile, éloignés de toute civilisation, certain arrête la voiture pour laisser un message, une poule, un sac de nourriture pour le mari qui est en train de travaillé ou de s´occuper des chèvres. La jeep est le seul lien de ce désert de sable.
Moi et mes amis avons décidé de nous rendre à punta Gallina, c´est le point le plus au nord de l’Amérique du sud, les locaux m´informent que très peu de gens s´y rendent car le voyage est éreintant, mais le jeu en vaut la chandelle.
Pour ce, nous devons passer la nuit a Cabo de la vela, un petit village de pêcheur situé sur une superbe anse de plusieurs kilomètres. Nous passerons la nuit en hamac pour changer! Je commence à m´y faire, la douche se fait au seau d’eau car il n´y pas d´eau courante, je rappelle que nous sommes en plein milieu du désert. La seule eau qu´il y a est l´eau de mer ultra salée.
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Ce soir au diner pour reprendre des forces nous commandons trois magnifiques langoustes, le diner est un succès, nous nous endormons repus et bien fatigué.

Le lendemain matin nous reprenons dès l´aube en jeep pour faire la dernière traversée jusqu´à Punta Gallina, nos chauffeurs nous attendent devants l´hôtel. Même topo que la veille 4h de route sur des sentiers tape cul. Des enfants sortant des forêts de cactus nous arrêtent avec des cordes de fortunes pour stopper la jeep. Leur mission consiste à nous arrêter pour nous quémander un billet ou de la nourriture.
Nous passons les différents barrages en offrant quelques gâteaux, puis en fin de matinée nous arrivons aux barges, qui nous font traverser un canal pour nous déposer devant notre « hôtel », un toit et quatre poteaux pour fixer nos hamacs. Nous déchargeons nos sac à dos et mangeons à l´ombre, le voyage nous a fatigués.
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Le jour suivant nous ferons la visite de ce lieu, les plages sont superbes par contre il fait une chaleur à tomber par terre. En pleine journée il fait plus de 40 degrés.
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La fin de notre visite de la région approche nous repartons le surlendemain, afin de passer le weekend end à Costeño Beach.

Le voyageur!

dimanche, septembre 8, 2013 Posté par

Voici l´évolution telle que nous les voyageurs la voyons! Puis ensuite pour vous chers lecteurs j´ai disséqué ma mochila au grand jour!!!

Retrouvaille de la famille en Equateur

lundi, août 5, 2013 Posté par

Voici quelques nouvelles du front, mes parents viennent de me rejoindre depuis le 26 juin, et ensemble nous allons voyager durant un mois tout autour de l´équateur.
Quelques photos de leur arrivée en fanfare à Quito
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Excursion a la laguna quilotoa a une altitude de 3500m cette lagune est le cratere du volcan quilotoa. Site somptueux!
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Nous nous dirigeons maintenant vers la jungle, on nous avons passé trois en immersion dans la communauté shiripuno, petite communauté auto-gérée par des femmes. Ensuite nous avons fait une excursion dans la fôret primaire sous des trombes, une grande experience.

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arrivée de la famille Gil en Equateur!

mercredi, juillet 24, 2013 Posté par

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Retour au perou!

mercredi, juin 19, 2013 Posté par

Depuis peu je suis de retour au perou, je me dirige actuellement vers la capitale de l´equateur Quito car je dois rejoindre mes parents le 26 juin a Quito. Un voyage de 3000 kms m´attend.
Inutile de vous préciser que je vais pas faire le trajet d une traite ce serai éreintant. J´ai donc pris la decision de faire halte sur Lima (capitale du pérou) pour rendre visite à une amie qui vie depuis 3 ans dans cette ville. Jessica est étudiante en arquéologie et bientôt diplomée! Je suis recue très chaleureusement dans son appartement situé dans le district de San Isidro. Cette ville est un monstre de bitume, je suis tout debousolé car la transition est rude pour moi je viens de passer 1 mois et demi dans un village en plein milieu du désert et tout à coup je me retrouve projeté dans une métropole de 9 millions d´habitants. Autant vous dire que je ne vais pas faire de vieux os ici. La polution est palpable, un voile dense couvre la ville, et nous empêche de voir le ciel, la polution sonore est tout aussi forte.
Les péruviens conduisent au klaxon, un coup pour tourner a droite, deux coup pour la gauche, c´est une conduite instinctive qui fonctionne certe, mais qui impose à nos oreilles un vacarme ahurissant, qui devient lassant et fatiguant. Je plein les locaux, et d´ailleur la fatigue se ressent sur leurs visages. Les visages dépourvus d´expression des travailleurs à la débauche dans les collectifs, témoigne de fatigue de la rudeur et de l´hostilité qu´inflige cette ville qui n´a rien d´humain aux Limeños.
En dehors de ca Jessica me fait la visite de la ville, nous visitons uune Huaca (piramide en quechua), jessica agrémente la visite et me transporte dans son univers arquéologique, je suis faciné par les mistères que nous offre cette piramide. Je fais un voyage dans le temps elle m´explique son point de vue sur l´arqueologie au Perou qui regorge de mystère à élucider.
Au bout de quatre jours nous décidons de partir vister Huaraz, ville située entre la cordillière blanche et la cordilière noire à huit heure au nord est de Lima.
Pour la premiere fois depuis quelques mois je retrouve un peu de verdure, des eucaliptus, des pins, champs de mais de chicha morada qui composent la flore du paysages, . Huaraz est située a 3100m d´altitude au bord de la riviere San Juan. Huaraz et le fief de l´andinisme Péruvien, les Alpiniste du monde entier viennent profiter de cette region qui regorge de glaciers plus ou moins dificile d accés. Le plus célèbre d´entre eux est le mont Huascaran, culminant a 6700m d altitude il est le pic le plus élevé du pérou.. Pour l´avoir observé de près et d´en bas je peux voir dire qu´il est monstrueux et doit être périlleux a gravir, d´ailleur peu d´alpinistes y arrivent ( ici on les surnommes les conquérant de l´impossible).
Cette ville a du charme situé au coeur de la vallée entre les deux cordilière on possède une vue sur les montagnes assez unique, chaques levé et couché de soleil son pour moi un grand spectacle, je savoure.
Dans l´hostal j´ai rencontré un très bon musicien chilien avec qui je m´associe pour faire des manches dans les restaurants de la ville, nous rentrons dans les restaurants, type pollería (restaurants que l on trouve le plus au pérou, Les boliviens, les péruviens, comme les chiliens adorent manger des poulets/frites, le repas coute 6 soles soit 2 euros), autrement dit c´est full de gens. Nous rentrons dans les restaurants pour tout d abord demander la permition de jouer au gérant du restaurant. La réponse est à 90% positive car les gens aiment la musique. De plus Esteban m´a appris des thèmes de Huaraz, les gens sont sur le tas et apprecient.
Nous jouons des thèmes folklorique nommé Huaynito ( musique folklorique typique de la región d´anquash), nous nous en sortons très bien les gens aime mais n´applaudissent pas ou que très rarement, ce n´est pas dans leur coutume. De temps à autre nous nous voyons offrir des plats de frites avec des boissons gaseuses, les gens sont très pauvres mais sont généreux.
Durant mon voyage j´ai rencontré de belles personnes, chaque hospedaje (auberge) est un lieux de rencontre ou les voyageurs aiment échanger leurs points de vue, leur opinion sur le monde qui nous entoure. Venant chacun de divers horizons, latins européens, Américains, Russe, arabe ou encore asiatique, nous avons chacuns notre propre vision, tout ceci est très enrichissant car nous avons beaucoup a nous apprendre, ca cré des débats intéressant, je me sent citoyen du monde.
Après une semaine de travail avec Esteban mon ami chilien, je décide de l´enregistrer pour le mettre sur le projet, lui est touché par la proposition et moi honoré par son accord car c´est un excellent musiciens de 32 ans, il voyage depuis 2 ans et demie à travers l´amérique latine, il me dit qu´il a beaucoup appris durant ce voyage. Il est capable de jouer toute sorte de style, il passé du jazz, au funk, rock, cumbia, folklore regional, je suis impressionné, il compose ecrit ses propres partitions, il a largement sa place sur le projet.
Nous faisons donc le tournage en ville, avec des plans divertissants des les marches, avec les gens dans la rue, les enfants, je suis content de la prise car en plus de ca il a un bon visuel. Je suis inspiré, ca va rendre bien!
Roro.

chili a fond la forme!

jeudi, mai 23, 2013 Posté par

Je repars desormais sur les routes, cette halte a el bolsón ma fait beaucoup de bien, mais comme toujours les bonnes choses ont une fin, je fais donc mon baluchons, fait mes adieux a la famille puis continu ma route.
Je me sens bien sur la route le voyage est ma therapie, mon exutoire. Je m´y sens biens car en voyage je me sent entre la nostalgie du passé et l uthopie du futur c est une sensation indescriptible qu il faut vivre pour pouvoir la ressentir, c est que du bonheur!
Apres avoir visiter Valparaiso, los vilos et tongoy, je suis arrivé San Pedro de Atecama en deux jours de stop. Epuisé, mais j ai vécu une superbe experience de stop, les chiliens on vraiment la main sur le coeur, notre chauffeur Mauro, en plus de nous prendre en stop pendant plus de 1500 kms, nous a tout offert: la nourriture, les cigarettes pour les fumeurs, des sodas pour le trajet et des lunettes pour mes pauvres petits yeux. Ca en devient limite genant car on ne sait comment le remercier. Nous finissons par lui offrir des paquets de cigarettes en les cachant dans la boite a gant pour qu´il ne s´en apercoive pas car il ne les auraient pas acceptés.

Je disais donc que je suis arrivé a San pedro de Atacama apres deux jours complet de stop, il faut pas croire c est physique les heures d attente à des carrefours bondes a respirer les pots d echapements, ou dans le desert en pleins cania, où en une heure attente les voitures qui passent se comptent sur les doigts de la main. Mais c est bon de vivre dans l´incertitude, les deception sont plus fortes et les victoires vous réconfortes, vous rendent plus fort.
Le paysage s´est totalement métamorphosé, je suis passé d un climat temperé à une region désertique, une region volcanique, où l´on peut trouver du sel, du cuivre, de l argent et même de l´or. Autant vous dire que les mines sont plus nombreuses que les lamas!
La terre est ocre, les vallées s´étendent à perte de vue. Le climat est assez hostile, il fait de 25 a 35°C sec le jours et la nuit la temperature chute à 0°C.
San Pedro est un petit oasis perdu dans cet immense desert de sel a 2500m. Les maisons du villages sont peintes à la chaux et sont construites en adobe (terre glaise rigidifiée avec de la paille). Le village est majoritairement fréquentés par les tourists qui viennent visiter la region.
Nous nous sommes instalés dans un camping de voyageur et de tourists avec qui je sympathise rapidement. Parmis eux je rencontre des musiciens, Chiliens, Boliviens, Argentins, nous faisons de la musique le soir l´ambience est bonne.
J´ai été rapidement charmé par cette región hors du comun, qui est très riche en site touristiques. J´ai pu faire des excursions dans la vallée de la lune, la vallée de la mort, j ai eu la chance d´observer les geysers du Tatio, de me baigner dans les lagunes de sel où il est impossible de se noyer, et pour finir avec un groupe d´amis nous avons fait l ascensión du volcán Lascar.
Le volcan Lascar est encore en activé, nous avons loués un pick up, il faut environ 4 heure de route pour s´y rendre, 4 heures de chemin de terre, la route est magnifique! Ce désert ne cesse de m´impressionner par la dervisité de son paysage. Nous arrivons donc au camp de base a 4700m, o}u nous passerons la nuit. Son cratère est situé à 5900 m d´altitude, l´ascension est très physique, le manque d´oxygène nous engourdi tout le corps, chaque pas coute, mais le jeu en vaut la chandèle.
Je n´ai jamais ressenti de telles sensations en montagne, l´arrivée sur le cratère est simplement magique. Le volcan étant toujours en action, il dégage un souffle de souffre, l´odeur est forte elle en devient presque génante. C´est après une dure ascensión que nous arrivons donc à 5900m sur ce cratère. Il fait environ 300m de diamètre sur 200m de profondeur la roche est jaune, verte et bleu, mère nature nous offre un spectacle hors du comun.
Je resterai dans cette región pendant plus de 3 semaines.
Musicalement, je viens de faire la rencontré de Yuri un trompétiste bolivien, qui est en vacance avec sa petite famille pour quelques jours au camping.
Yuri a une cinquantaine d année , il est trompétiste depuis qu´il a 14 ans, autant vous dire qu´il a un niveau impressionnant, nous faisons quelques boeuf, nous lisons des partitions, j apprend pas mal avec Yuri, le matin on repète les gammes et l apres midi on boeuf avec les musiciens du camping.
En ville nous avons rencontré un guitariste argentin qui s´appelle Gonzalo. Gonzalo vit au brésil et voyage en Amérique Latine grâce à la musique depuis quelques mois.
Son univers musical en est très influencé par la musique Brésilienne, il joue des thèmes classique de samba, bosa nova, etc… Il a un très bon niveau, de surcroit il chante bien.
Avec Yuri nous lui proposons de se joindre a nous pour constituer un petit groupe improvisé. Enjoué notre nouvel acolyte se joind a nous.
Le courant passe plutôt bien entre nous trois, nous décidons de répéter des reprises latines comme compay segundo, buena vista social club, ou encore los fabulous, pour faire des manches dans la rue, les bars et les restaurants de San Pedro de Atacama.
Après quelques heures de répétitions, l´heure est venue de se lancer, nous prenons nos instruments et partons donc en ville.
La premiere manche se dérouile devant un bar de la petite place centrale, nous jouons timide mais le coeur y est . Je lis sur le visage des gens, que notre musique plait, ils sourient, applaudissent vivement et quelques uns dandinent leurs têtes.
Nous jouons 3, 4 thêmes puis Yuri passe le chapeau tandis que Gonzalo et moi faisons une dernière chanson. Le soir même nous démarchons dans les restaurants, certains nous acceptent, nous nous instalons le plus rapidement possible. Dans certains restaurants notre musique plait tellement que le gérant viens nous voir pour nous dire de jouer unepetite heure en contrepartie d un caché car on fait venir le client.
Yuri est impressionnant, il a une facilité d´improvisation, je suis bleufé par son niveau, c´est un réel plaisir de jouer avec un artiste de son envergure. Sur scène il me coach, il me met en confiance et me rassure car je n´ai pas le niveau pour improvisé, et passer après lui n´est pas une facile affaire.
Le bénéfice de la soirée est concluant, en 2 heures de travail nous arrivons à gagner ce que gagne un chilien en un jour de travail, c´est assez motivant, de plus que l´on s´éclate et ca plait aux gens.
Nous reproduirons la même opération durant une deux semaine…

Le voyage est un périple qui commence aux portes du rêve, et s´arrête aux barrières de l´imagination.

vendredi, avril 5, 2013 Posté par

Poussé par une envie indescriptible de parcourir notre monde, je voyage depuis dejà quelques mois. Mon désir de découvrir ces contrées inconnues, je le dois tout d´abord à mon imagination, j´aime me projeter, essayer de visualiser ce que je vais pouvoir vivre et ressentir. Le voyage débute dans la tête, je compare souvent le voyage à la cuisine, on les imagine, on les vis puis on les digères tous les deux.
Mon voyage je l´ai imaginé de A à Z, ne serais-ce pour l´organisation, afin de prévoir le matériel nécessaire à la réalisation du projet, les vêtements adequates par rapport aux regions que j´allais traversées, et le bugdet correspondant à mes besoins sur une durée predéterminée de temps.
Mais ce qui donne du gout et pimente le voyage, et la part de hazard que je me laisse. C´est jouissif, de se perdre dans un pays, de perdre ses repères puis de se laisser bercer par les ”aléas du direct”. Le plus souvent possible j´essaie de composer avec ce hasard, c´est ce que je préfère, les moments difficiles font ressortir les bonnes choses, et vous permettent ainsi d´apprécier la simplicité de la vie.

Je suis presque à la moitié de mon voyage, et j´ai déjà vécu de très belles experiences, qui m´enrichissent chaque jours un peu plus, je sais que je vais devoir digérer tous ca un de ces jours, mais je n´en sui spas là pour l´instant, je suis juste en train de déguster et de savourer.
Alors chers amis et lecteurs qui suivez ce périple, accrochez vous, vous allez “déguster”!

enregistrement de fabian subete al carro est en train de naitre

mardi, mars 26, 2013 Posté par

Fabian, le joueur de charango du groupe les monstros del desierto de el Bolson, est tres interesse par mon projet. Luthier de formation, il fabrique des charangos depuis quelques annee pour arondir les fins de mois.
Je lui ai explique l’esprit du projet, le message que je souhaite faire passer a travers cette composition humaine, il est emballe et honore car il fera la musique instrumentale de base pour pouvoir greffer les futurs musiciens au projet.
Fabian m a invite chez lui, nous discutons autour d un mate en degustant quelques empanadas qu il vient de preparer. Fabian est un passionné, il ne vit que pour la musique, il me confie qu il a cherche sa voie pendant plusieurs annees, qu’il etait passionne par le travail du bois, puis un beau jour il s est lancé dans des etudes de lutherie. Maintenant il travaille a el Bolson dans une lutherie artisanale qui fabrique des instruments folklorique et medievaux.
Je suis surpris par l atelier qu’ il s est amenage a la place du sellier. La piece doit mesuree en tout et pour tout 2 metres de large sur 3 metres en longueur. Il manque un peu de place certes, mais tout est tres bien organise , tout est range a sa place afin optimiser le moindre espace.
Apres la visite des lieux nous nous mettons au point sur les details de la realisation du tournage, nous commencons le travail.
Je commence par filmer chaque etape de la fabrication du charango, tout sera synthetise bien sur, la fabrication d un charango de A a Z dure environ 300 heures.
Je film donc Le tracage des gabarits, la decoupe du caisson de raisonance, le percage du corps, la realisation du manche, la depose des fretes, la fixation des clefs, le vernissage, etc…
A la fin de ces plans sequences, Fabian prend son nouveau charango en main, puis se met a jouer, un theme nomme de Ushuaia a la Qiaca. La musique qui emane de cet instrument, peut vous transportez directement, le son est cristalin (pour faire un rapprochement avec les instruments europeens, je dirai que le son ressemble a un bandjo mélangé a une harpe). Le theme qu´i l a choisi d interpreter represente l evasion, le voyage, c est magnifique. Le projet prend enfin forme grâce a Fabian, cette musique est planante, elle m inspire je vais pouvoir enfin greffer d autre artiste sur cette base, je suis inspiré!
Nous écoutons ensemble l´enregistrement que l on vient de capturer, la qualite est bonne, je remercie Fabian pour son investissement…

(Español) El bolson rencontre musicales! ( desoles pour les photos, je rencontre un probleme avec mon disque dur, patience…)

lundi, février 18, 2013 Posté par

EL Bolson est une ville très touristique située à 250 KMS au sud de Barliche et sur la route 40, el Bolson est encrée dans une jolie vallée de la cordelière des Andes. On pourrait se croire en pleine Bavière Allemande, le paysage est verdoyant, la forêt native composée de cèdres et de conifères ornent le paysage, dissimulant de somptueux lacs.
El Bolson est une jeune ville qui a été crée à la fin des années 60 par des communautés de hippies venues vivre en harmonie avec la nature. Mais aujourd´hui el Bolson est surtout réputée pour son artisanat.
Pour moi, el Bolson est une étape très importante de mon voyage, elle marque la rencontre de ma famille argentine, raison pour laquelle j´ai démarré mon voyage par ce pays. Je suis venu pour ici pour les rencontrer découvrir leur univers et apprendre à les connaitre intimement.
L´accueil qu´ils m´ont réservé est très chaleureux, je suis agréablement surpris, tout de suite ils ont su me mettre à l´aise et m´ont intégrés à la vie de leur famille.
Ma tante Marine est artisane et possède un atelier de poterie annexé à la maison. Elle profite de mon passage pour m´apprendre et m´enseigner quelques bases. Je trouve très intéressant le travail de la matière, au toucher la céramique est agréable, j´apprend à la travailler au tour. Pour travailler la terre, il faut l´humidifiée pour la rendre souple. Ainsi on peut commencer à lui infliger une forme. J´opte pour la forme la plus simple le vase. Une demie heure plus tard le vase est réalisé, il reste plus qu´à le mettre à cuire puis l´émailler. L´expérience fut intéressante, la poterie m´a plus. J´aime les métiers manuels, le fait de pouvoir créer, façonner, inventer des choses avec ses propres mains me paraît très important. La création est tout d´abord bonne pour l´être humain, c´est aussi un très bon exutoire. J´aime me rendre compte de la valeur des choses, du travail et du temps nécessaire pour réaliser ces objets qui font partie de notre quotidien. On oubli trop souvent que l´argent bien immatériel fausse tout rapport au bien matériel, la création n´a pas de prix, notre société aveuglé, déshumanise et nous handicape, c´est néfaste pour l´humain. Un voyageur m´a dit: le temps c´est l´argent mais si tu as du temps, en fin de compte tu es riche.
C´est un simple point de vue mais je suis là, pour apprendre à comprendre ce qui nous entoure, essayer de capter et de ressentir le monde qui nous entoure pour pouvoir construire mon propre jugement, et surtout mon propre itinéraire. J´ai fait énormément de concessions pour réaliser ce projet, j´ai économiser pendant plusieurs années, je me suis formé en menuiserie pour pouvoir me rendre utile durant mon voyage, et apporter de la main d´œuvre, j´ai organisé une soirée pour récolter des fonds pour pouvoir m´acheter du matériel, afin de créer une composition qui je l´espère vous parlera. J´aime l´être humain, il faut savoir partager et apprendre de chacun pour composer ensemble, la vie est trop courte pour ne pas en profiter.
Marcello, mon oncle, est ingénieur forestier, il connait sa région dans les moindres détails, et m´en fait découvrir sa beauté.
Je me sens bien à el Bolson, cette ville est apaisante, les gens sont aimables, avenants et souriants, une ambiance paisible règne sur le village. Je décide de rester un peu plus de temps, d´autant plus que Marcello m´a présenté à des musiciens.
Manuel est un saxophoniste qui dirige un groupe nommé “ les monstros del desierto”, on discute un peu, je lui explique mon projet, puis il m´invite à répéter le soir même avec son groupe. Enjoué je pars sur le chant chercher mon saxophone.
Les “Montros del desierto” jouent de la cumbia, le groupe est formé par des amis d´enfance. Composé d´une section rythmique avec batterie et percussion, d´un guitariste, charangoiste (guitare d´Amérique latine, utilisée pour le folklore andin, elle ressemble à un yukulele) et d´un piano pour l´accompagnement. Une section cuivre s´occupe de la mélodie, elle est composée d´un clarinettiste/ tromboniste, d´un saxophoniste alto et d´un saxophoniste ténor. Avec mon saxophone soprano c´est idéal pour se greffer.
Ils possèdent leurs propres compostions, ils chantent, ils dansent. J´apprend quelques thèmes sur le tas. La connexion est bonne, on s´accompagne, on se répond, on s´échange les solos.
A ma grande surprise, en fin de répétition Manuel le saxophoniste ténor, s´approche de moi et m´invite à venir jouer au concert du Samedi soir avec eux. Je suis tout excite à l´idée de jouer avec eux, de surcroit la musique me plaît et j´aime bien la cumbia. Vivement samedi!
Je passe deux jours complets à répéter mes gammes, à apprendre les thèmes afin de me les mettre en tête et de travailler les automatismes.
Nous sommes samedi soir, il est 1H du matin, le bar nommé el “Sol” commence à se remplir, il faut dire que les Monstros ont leur petite réputation! Nous faisons rapidement les balances!
3H le bar est plein à craquer, le concert va bientôt commencer, je dirai qu´il y a environs 250 personnes dans el Sol.
Avec la section cuivre nous avons préparé une petite entrée pour lancer le spectacle. Nous nous sommes chacun cachés dans le public, et partons en improvisation sur un même accord pour lancer l´introduction.
Le concert démarre fort, les gens sont chaud, ils chantent, sifflent, dansent et lèvent leurs mains en l´air. Je me mets très rapidement dans l´ambiance, les sourires sur le visage des gens me rassurent et m´encourage. Je prends le micro, chante et joue, je m´éclate. Je suis conscient que je suis en train de vivre un moment unique. Le pouvoir de la musique envoute, elle est capable de vous transporter, de vous faire voyager. Elle vous transporte dans un autre espace temps où l´on peut s´oublier, s’évader, se transcender. Je me sens biens je voudrai que ca dure des heures, des jours, des années…
Un grand merci aux Monstros!