Escale à Esquel: rencontre musicale!

mardi, janvier 22, 2013 Posté par

Esquel est une ville qui à peu d´intêret touristique, ou du moins les lieux touristiques sont très éloignés de la ville.

Avec les amis Brésiliens nous nous sommes arrêtés dans un hostel pas chers pour se reposer quelques jours. La patagonie nous a fatiguée, les nuits en tentes ont été rudes, il faisait froid, et le vent ne s´arrêtait jamais de souffler.

Nous profitons de dormir dans un hostel pour se faire des bons petits asados avec les touristes et voyageur (barbeuk), on se requinque.

Nous symphatisons, rapidement avec Mauro le propriètaire des lieux. En tant que musiciens Mauro a su capter notre attention, il nous chante des chacareras et chamames typiques de son pays . Mauro est guitariste amateur de très bon niveau, de surcroit il chante avec une telle force et une telle présence qu´il  nous transporte dans son univers aisément.

Je ne peux m´empêcher de lui présenter  mon projet. Enthousiasmé par l´idée il accepte de participer et que je l´enregistre.

Mauro est un peu intimidé par la camera, mais petit à petit je le rassure et il commence à entrer dans son personnage et se laisse porter par la musique.

Je suis satisfait de ma prise, l´enregistrement sonore est bon, et les plans que je viens de réaliser me paraissent correct.

Enfin le projet prend forme j´ai mis un pied à l´étrier, satisfait et motivé pour continuer mes investigations, les batteries rechargés je repars sur les routes toujours en direction du nord avec de belles images en tête et beaucoup d´espoir.

remontee de a cordiliere des andes par la route 40 de el Calafate a el Chalten

dimanche, janvier 13, 2013 Posté par

Je viens de faire la rencontre d’Aldolpho et Raissa, un couple de Brésiliens de Rio de Janeiro qui voyagent depuis plusieurs mois en Amérique du Sud. Après avoir fait connaissance et bien sympathisé, on décide de faire un petit bout de chemin en stop en direction du nord.

Nous nous dirigeons donc vers el Chalten, c’est un petit village réputés pour la randonnée et l’escalade et le fameux glacier el Fitz Roy .

Pour rejoindre cette ville nous devrons passer par la célèbre route 40 qui remonte toute l’Argentine du sud au nord. Les locaux la considèrent comme un trou noir pour faire du stop, ils nous mettent donc en garde, car cette route traverse le désert de Patagonie, elle est magnifique certes, mais très peu empruntée par les locaux car elle n’est pas bitumée ou très peu et la majeure partie est faite de pierres et de terre. Le stop peu donc vite devenir un calvaire.

Après toutes ces mises en garde, nous décidons quand même de nous lancer dans le désert avec assez de provisions pour tenir plusieurs jours en totale autonomie. Let’s go !

Effectivement le départ est laborieux, el Calafate est une ville enclavée du sud de la Patagonie peu de gens sortent de la ville en dehors des bus touristiques venus voir le Périto Moreno. Par chance après 4h d’attente à un poste de police en dehors de la ville, une voiture s’arrête à notre hauteur !

Nous montons  à bord (« Subete al carro» comme l’on dit dans la région, haha !), le conducteur s’appelle Juan, il part en direction de los tres lagos, une ville où il travaille comme enseignant. Il peut donc nous déposer à l’intersection située à 100 kms de notre point de chute.

Le paysage est à couper le souffle, d’immenses étendues nous entourrent, il n’y a pas de flore, c’est très aride, je me sens tout petit face à cette nature.

Après 1h30 de voyage notre chauffeur nous dépose au fameux embranchement qui mène à el Chalten.  Livrés à nous même, nous sommes donc largués en plein désert, une légère angoisse m’envahie, je n’ai aucune envie de passer la nuit au milieu de rien. La ville la plus proche est à 100 kms, à pied ça correspond à deux trois jours de marches, autrement dit la seule solution que nous avons c’est de relativiser et de compter sur la gentillesse des voyageurs pour nous mener à el Chalten.

Le vent souffle très fort, c’est renversant ! Il souffle à plus de 100 km/h et en plus il est glacial, car il est refroidi par les glaciers à l’ouest. On commence  récolter du bois avec les amis pour faire un feu au cas où l’on devrait passer la nuit en tentes.

Quelques voitures passent tout de même, mais elles suivent leur route. C’est assez frustrant !

Heureusement vers 20h une voiture s’arrête et nous embarque ! Nous sommes enfin rassurés !

2h plus tard nous entrons dans el Chalten, il fait déjà nuit, nous montons le camp dans un coin d’herbe à l’entrée de la ville et cuisinons un petit plat de pâtes.

Exténués par cette rude journée nous sombrons chacun dans nos tentes respectives avec de belles images en tête. Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrfffffffffffffffffffffffffllllllllllllll !

Direction le sud de la patagonie: el calafate

lundi, décembre 24, 2012 Posté par

Après quelques heures de bus je sors enfin de Buenos Aires, un sentiment de plainitude m´envahit à la vue du paysage qui m´entourre. La partie costale est desertique, de Buenos Aires à Rio Gallegos, d´immenses plaines s´étendent à perte d´horizon, de temps à autre on peut apercevoir des guanacos, des autruches, des chevaux sauvages et des lièvres.

39h de bus se sont écoulées depuis mon départ, nous arrivons enfin en gare de Rio Gallegos. Mon corps est tout engourdi et courbaturé. Je me dégourdis les jambes un instant puis je remonte dans le bus suivant, pas de répit je repars vers Calafate.

Enfin après 45h de voyage, je débarque sac sur le dos à el Calafate. C´est une petite ville de 15000 habitants située sur la rive du lago Argentino (lac le plus grand d´Argentine), et qui doit son essor au glacier « el Perito Moreno » et à la nature qui l´entourre.

Je suis dépaysé,  j´ai traversé la pampa et la patagonie d´une seule traite, je me trouve actuellement au point le plus austral de la Cordilière des Andes. Le climat et le paysage se sont métamorphosés. La température est de 5º durant l´été et moins 20º en hiver, le vent souffle perpétuellement à une vitesse avoisinant les 100 km/h tout en se refroidissant sur le glacier, c´est pétrifiant!

J´ai déposé mon baluchon dans un hostel modeste, où j´ai fait la connaissance de Hernan. C´est un orphèvre de la région, il se promène pour vendre ses créations et chercher des pierres semi-précieuse en montagne. Très symphatique, il me fait la visite de la ville qu´il connait comme sa poche et m´invite à aller voir le fameux glacier « Perito Moreno » qui se situe à 80 kms de là.

El  » Perito Moreno » classé au patrimoine mondial de l´unesco est impressionant, avec ses 250 kms carre de superficie. A lui seul il est plus vaste que la ville de Buenos Aires et c´est un des rares glaciers encore en progression.

J´ai eu la chance de pouvoir l´observer depuis un catamaran, sa facade est haute de 60 mètres au dessus de l´eau et profonde de 120 mètres. Le catamaran ne s´approche qu´à une centaine de mètres du glacier car toutes le 10 minutes des blocs de glace de la taille d´un immeuble se décrochent de la paroie en créant un fracas monstrueux, puis plongent dans l´eau en provoquent une vague qui peut atteindre 1 ou 2 mètres de hauteur selon le volume du bloc.

Le grondement est amplifié par les montagnes qui entourrent le glacier. Chaque chute résonne, c´est très impressionant, le bruit est ahurissant.

L´eau de la fonte du glacier crée deux lacs qui s´écoulent en suivant le relief de la vallée, ici on l´appelle  » leche del glaciar » ( le lait du glacier), la couleur de l´eau varie du bleu turquoise au gris, c´est définitivement superbe.

Buenos aires. la visite

jeudi, décembre 20, 2012 Posté par

Il faut plusieurs jours pour visiter cette immense ville.

Tout d abord j’ ai commencé par visiter les monuments les plus importants comme “ la casa del Govierno”, l’avenida del 9 de Julio ( avenue la plus large du monde), ou encore la fragata del presidente Sarmiento qui relatent le passé colonial de l’ argentine.

   Buenos Aires fascine, impressionne, émeut, charme et vous envoute. La concentration de la population provoque un flux de passants incessant et un flot de voitures étouffant, il n’y a pas de repis.

Nombreux sont les architectes Francais, Italiens et Espagnols qui ont faconnés et influencés l’architecture et l urbanisme de la ville. Les Barios de Buenos Aires font références à de nombreuses villes européennes, c est un peu Madrid dans le quartier de San Telmo, Naples dans le quartier de la Boca et Paris dans le quartier chic de Recoleta.

Pendant deux semaines j ai harpenté les Barios typiques de la ville, la Boca et ses ruelles serpentés, puis le fameux stade de football, “la Cancha”. J ai visiter le Centro et ses édifices gigantesques qui relatent le passe colonial de la ville, ou encore des Barios plus populaires comme San Telmo ou l on peut assister aux celebres milongas, les portenos s y rassemblent pour danser et écouter du tango autour d un verre de fernet. C est aussi le quartier de la broquante, le dimanche la rue est envahie par le marché.

Desormais rassasier apres avoir deguste l’incontournable moscato, pizza y feina du restaurant Guerrin ( specialite porteña où l’on vous sert un verre d alcool de vin suivi d’une pizza recouverte d’une galette faite à base de farine de poichiche). C´est délicieux mais très lourd à digérer, je décide de me diriger par voie terrestre vers la patagonie.

Buenos Aires est le coeur démographique et économique du pays, je me dirige maintenant vers une toute autre Argentine, une Argentine rurale, parfois désertique, faite d´immense plaine, de glacier, de quinta et de montagne.

Pour lancer le projet je me dirige vers la Cordiliére des Andes, à el Calafate le point le plus nord de la chaine, la température en été dépasse rarement les 15 degrès, et le vent souffle régulièrement au dessus des 100 km/h, alors attention à vous il va falloir s´accrocher.

Un long voyage m’attend, j’ai 45h de bus pour me rendre à cette petite ville située au pied du Glacier el Perito Moreno.

 

 

la broquante du quartier San telmo

Les premieres impressions

vendredi, novembre 30, 2012 Posté par

Les porteños sont assez chaleureux, on ressent bien l esprit latin dans leurs facons de s exprimer j ai l impression d avoir à faire à des Italiens qui s expriment en espagnol avec la gestuelle et le chant de la langue italienne. Toutes sortes de nationalité Latine sont représentées dans la capitale.
La vie me parait dure, la ville de Buenos Aires doit avoir un impact sur le comportement des porteños. Il y a une telle faune, un tel traffic, et une telle pollution de l air et sonore, que Buenos Aires en est asphyxiante et ereintante. Cette fatigue se ressent dans les transports en commun, elle se lit sur les visages, certains sont marqués du visage, d autres râlent, d autres dorment.
Les premiers jours j ai eu un peu de mal à m intégrer car j etais distant avec les gens, les histoires que l on m a racontées sur la criminalité m ont effrayé, je me méfie. Le fait de se retrouver tous seul , livré à soit même est en soi très excitant, mais je nécessite toujours d un temps d adaptation, car chose qui n est pas facile, je viens de quitter ma famille, mes proches, ma ville natale, mes habitudes, mes différents groupes de musique, mes saxophones. Ce vide est présent il va falloir que je m y fasse…
Je suis un peu déboussolé, le décalage horaire, le changement de climat et le changement d alimentation influent sur mon organisme. Il faut que je prenne le pli, que je me mette dans le rouage du voyage et me laisse bercer par la découverte et les rencontres. Je sais qu il y aura des moments de solitude et de nostalagie avec des hauts et des bas, mais j estime que pour se construire il faut acquérir une certaine indépendance, je ne parle pas de vivre comme un hermite reclu dans sa caverne, mais il faut apprendre à mieux se connaitre, compter sur soi pour avancer, provoquer le destin. Il faut que je sois en accord avec moi-mème pour pouvoir donner et aller vers cet inconnu. Ce n est qu une question de mental.
Le voyage est formateur, c est un condensé de vie, j espere que celui-ci le sera. Dans tous les cas je m apprete à vivre des choses merveilleuses et une belle aventure s annonce, je suis très impatient!

Grand départ

mercredi, novembre 21, 2012 Posté par

Chers amis, internautes, le départ est proche, la pression et le stress des derniers préparatifs commence à se faire sentir, mais l’idée de l’inconnue me pousse comme une force invisible à aller de l’avant.

Ca y est ça se concrétise, nous sommes mercredi 14 novembre! Il est 22 h c est le moment de partir. Je quitte ma ville, mes proches, mes racines pour prendre le bus à la gare Saint Jean de Bordeaux en direction de Madrid pour y prendre mon avion.

Pour seule maison je possède un sac à dos de randonnée, composé du strict minimum: quelques habits de rechange, une trousse de toilette sommaire, le matériel pour le tournage du clip (appareil photo, trépied, et enregistreur audio), des lunettes de soleil, un hamac pour dormir à la belle étoile quand le temps sera clément, et mon guide du routard pour avoir quelques informations utiles, même si je vous avouerais que je ne lui fais pas trop confiance car il est un peu obsolète, il pourrait me jouer des tours. Je me suis muni aussi d un petit saxophone soprano courbe qui est idéal pour le voyage facile et léger à transporter, la housse ne mesure que 43cm par 24cm par 14cm, ca me permettra de bien m amuser et de tisser des liens avec les musiciens locaux.

Remerciements pour la soirée Ethno Jam

mardi, octobre 16, 2012 Posté par

Merci à tous pour les agréables moments que l’on à passé ensemble, merci à tous les bénévoles qui se sont investis dans cette soiée.

Je voudrai remercier plus particulièrement Pierre berlureau de nous avoir prété son matériel scénique ainsi que ses talents d’ingénieur sonore. Grâce à lui nous avons pu écoutés de la musique sur une scène de grande qualité.

Je remercie bien évidemment tous les musiciens: Kunben Expérience, the Quatuor, Baltaze et Foolish King qui à tour de rôle nous ont fait découvrir leurs différents univers.

C’est grâce à vous que le projet subete al carro prend forme et toute son ampleur, petit à petit il gagne en crédibilité et devient réalisable.

Romain Gil

photo de Benjamin Guénault

Les Hurluberlu exposent à la soirée Ethno Jam

mercredi, septembre 19, 2012 Posté par

Laura Iriart et Arthur Trichelieu alias Hurluberlu viendront vous présenter leur tout nouveau projet ZOOM
qui s’inscrit dans une démarche écologique, ludique et créatrice.
Vous pourrez ainsi découvrir une exposition de photos faites au travers d’objectifs de bouteilles en plastique et entrer dans un univers surprenant , coloré et décalé…

Ethno Jam: concert à Saint Médard en Jalles le 6 Octobre 2012

mardi, septembre 18, 2012 Posté par

Soirée Ethno Jam en l’honneur de Subete

jeudi, septembre 13, 2012 Posté par

Soirée Subete le 6 Octobre à partir de 19H: 

Saint Médard en Jalles à l’espace Jacques Brel            à partir de 19H                              entrée: 4 euros

Oui c’est bien  l’automne il commence à faire de plus en plus froid et les jours se raccourcissent de plus en plus vite!

C’est pourquoi en ce mois d’octobre j’ai l’honneur de vous convier à une soirée sans pareille! C’est autour de quelques morceaux de tartes et autres verres de vin ou de bière bien fraîche que nous pourrons apprécier un spectacle musical.

Des artistes en tous genre, proches et amis pour la plupart qui soutiennent le projet  « Subete al carro »  vous accueilleront à partir de 19h:

 

Au programme:

 

Kunben expérience (musique du monde) avec François au n’goni (instrument à cordes africain), Julien au piano et Tom au saxophone. Kunben est un projet de rencontre entre les musiques d’origines manden et autre musique du monde.

 

 

 

 

 

The Quatuor: dans un répertoire aussi divers que varié, quatre saxophonistes vous accompagneront. Thomas Nones au soprano, Romain Gil à l’alto, Guillaume Gobin au ténor et Hugo Lacauste au baryton accorderont leurs instruments avec Bacchus. De Haendel à Queen pour les oreilles en passant par un medley de Mary Poppin’s ou encore the Entertainers de Scott Joplin.

 

 

 

 

De murmures sociaux en râles joyeux, Balthaze nous fait entrer dans son univers avec la finesse du conteur là où les chevaux n’ont pas de nom,où le cinquantenaire ouvrier attrape le computer blues  puis cuve sur une plage au lieu de jouer au cerf volant avec ses mômes qui se perchent sur un arbre tordu…

C’est une dose d’énergie pure livrée à la rhétorique qui émane de Balthaze et chacunes de ces prestations est un moment unique de partage et d’infinie générosité !

 

 

 

 

 

 

Foolish King:  Ce « 4 men and 1 woman show » se distingue par son énergie et son état d’esprit frappeur et envoie un groove communicatif à chaque représentation. Créé en février 2010, FOOLISH KING a eu l’occasion de produire son groove au public sur des scènes mythiques telles que la Rock School Barbey à Bordeaux ou encore la très célèbre scène du Bikini à Toulouse! Bien décidé à faire parler d’eux, les FOOLISH KING intègrent le collectif Bordeaux’s Groove Band « regroupant la fine fleur des groupes bordelais d’ordre funk/soul/rhythm’n’blues/jazz ».

 

Venez accompagnés ou seul, en couple ou en famille vous êtes tous les bienvenus à passer un agréable moment en notre compagnie!

Cordialement.

Romain Gil